Le service et la séance d’entraînement répartie

James Sneddon, directeur du développement interne pour Volleyball Canada. James a grandi en jouant au volleyball au Manitoba puis en Colombie-Britannique. James est un ancien joueur de volleyball du Collège Douglas et de l'Université York où il a complété un BAC en sociologie. Après sa graduation, James a joué au niveau professionnel pour le HIK Aalborg de la Divison élite danoise. Il a ensuite travaillé cinq ans comme aide-enseignant à la Commission scolaire de Vancouver alors qu'il était entraineur en chef de l'équipe masculine de volleyball de l'Université Capilano où, en 2008, il fut nommé entraineur de l'année par l'ACSC. En 2006, il fut aide-entraineur pour l'équipe nationale junior canadienne. Durant trois ans, James fut enseignant de kinésiologie à l'Université Capilano et est l'ancien directeur de haute performance pour Volleyball Colombie-Britannique. James est un entraineur certifié, niveau 3, du PNCE.

Par James Sneddon

Lorsque l’on m’a demandé d’écrire pour le blogue un article concernant les services, une histoire personnelle m’est venue immédiatement en tête.

Je jouais alors pour une équipe européenne, c’était tard dans la saison et nous nous préparions pour les matchs éliminatoires. Lors d’un dernier match, la qualité de nos services était particulièrement pauvre et nos adversaires semblaient avoir une certaine facilité du côté offensif. Notre entraîneur avait correctement identifié que nous faisions trop d’erreurs au service et que la plupart des ballons à l’intérieur du terrain nous revenaient à la vitesse de l’éclair.

Donc au cours de la semaine suivante, lors des séances d’entrainement, nous avons travaillé sur nos services… encore et encore, souvent pour des périodes de 30 minutes ou plus. Pour notre match suivant, l’équipe était motivée et préparée à faire des services rudes et à l’intérieur… nous étions gonflés à bloc.

Deux heures plus tard, nous étions tous assis dans le vestiaire frustrés, désappointés et perplexes par le fait que chacun d’entre nous, sans exception, avait eu son pire match au niveau des services et qu’en plus nous avions perdu. Nous avons commencé à nous poser des questions. Étions-nous mentalement faibles dans ce domaine? Étions-nous simplement une équipe faible quant aux services? Les joueurs ont commencé à se blâmer mutuellement et à chercher des coupables. C’était affreux.

Pourquoi nos services étaient-ils si faibles après toutes ces séances d’entraînement?

Après être retourné au Canada et avoir commencé à enseigner au niveau collégial, j’ai sérieusement commencé à regarder comment enseigner à servir. C’est à ce moment-là que j’ai découvert l’un des principes importants de l’apprentissage moteur : la séance d’entraînement répartie.

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Les 10 meilleurs secrets pour le service

Depuis 1985, John travaille pour l’organisme national régissant le sport, USA Volleyball (USAV), au sein duquel il occupe maintenant les fonctions de Directeur des services régionaux. Il est agent de liaison pour les Programmes pour personnes handicapées, pour les équipes américaines Deaflympic, pour le Starlings USA, pour l’association récréative et des parcs nationaux, pour le YMCA et pour plus de 30 autres organisations affiliées avec USAV. Il a été chef d’équipe à Sydney en 2000 pour l’équipe olympique américaine de volleyball de plage qui a remporté une médaille d’or ainsi que pour l’équipe féminine américaine paralympique de volleyball assis qui a rapporté à la maison une médaille de bronze d’Athènes en 2004. En 1995, dans une édition spéciale soulignant le centenaire du Volleyball Magazine, il fut nommé l’une des 50 personnalités les plus importantes dans le sport pour les 100 dernières années.

 

Par John Kessel

Je viens de passer les quatre dernières nuits à Hartford au Connecticut. La quantité de neige tombée dépasse tout ce qui avait été historiquement enregistré. Des températures les plus froides des six dernières années. C’est ainsi que le si judicieusement nommé tournoi Winterfest a pris son envol sur plus de 20 terrains dans le Centre des Conventions. Tom Tait, Joel Dearing, Steve Colpus et moi-même avons donné des formations de CAP 1 et 2 à plus de 50 entraineurs qui désiraient devenir de meilleurs professeurs, plus de 15 d’entre eux venant de John Raza’s Maine Juniors.  Superbe tournoi à voir, des garçons qui jouent sur plusieurs terrains chaque jour, et des milliers de filles et leurs parents qui compétitionnent et regardent tout un chacun sur plusieurs terrains, le tout sous un même toit.

Lors de ma dernière matinée, un entraineur de CAP me disait que ses filles servaient avec un pourcentage d’efficacité de 33 pour cent et me demandait ce qu’il pouvait faire pour les aider. Les idées que j’ai partagées avec celui-ci semblent des plus appropriées pour tous les lecteurs de ce blogue. Alors, voilà ce dont nous avons parlé…

1.            La plus importante technique lors d’un service est de se donner le même genre de ballon à frapper. La grande majorité des erreurs commises à tous les niveaux sont causées par les serveurs qui ne lancent pas toujours leur ballon de la même façon – ce qui demande de changer l’élan, le contact et la trajectoire du ballon. Eh oui, juste le mot « lancer » fait en sorte que les joueurs envoient le ballon trop haut – alors, je dis souvent « placer le ballon » afin de faire en sorte que le ballon ait la courbe désirée – c’est-à-dire de mettre le ballon à la bonne hauteur afin que lorsque le ballon commence à redescendre, il puisse être frappé. Donc, le ballon doit monter et descendre avec très peu de hauteur de façon à ce qu’il tombe dans votre main si vous ne le frappez pas.

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La gestion du temps – d’une grande importance pour un athlète!

Pierre Tranchemontagne en est a sa deuxième année comme assistant avec Maverick Volleyball. Lors de sa première année il a aidé l’entraineur de l’équipe 16U girls HP. Présentement il est impliqué avec l’équipe 18U filles HP et il est le conseillé académique pour l’équipe. Pierre est un enseignant membre de l’Ordre des enseignants de l’Ontario et a entrainé plusieurs équipes scolaires.

Par Pierre Tranchemontagne

Grille Gestion de Temps

Pas simple, la vie d’ado! Il faut jongler les études, le travail, le sport, les activités parascolaires, le copain/la copine, la vie sociale. Ouf! Avec Justin Bieber et Kesha qui se mettent de la partie, comment faire pour établir ses priorités? Il n’y a qu’une seule solution : la gestion efficace de son temps. Voilà une compétence qu’on enseigne peu, bien qu’elle soit essentielle si le jeune entend poursuivre parallèlement ses études et son volley-ball. Après le secondaire, la charge de travail s’alourdira, tout comme les exigences en matière de conditionnement et de sport organisé.

Nous, les enseignants, les entraîneurs, les parents, devons appuyer ces athlètes alors qu’ils sont encore jeunes pour éviter la catastrophe au moment de leur vie où les règles (celles de maman et papa) se relâchent, c’est-à-dire, aux études collégiales ou universitaires. L’athlète de calibre supérieur, tant sur le plan physique que technique, ne pourra contribuer à son équipe si, par manque d’organisation, il n’a pas su répondre aux critères de base établis par l’école qui l’a recruté.

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L’entrainement des jeunes passeurs

Patrick Corriveau est le fondateur de Big Bounce Beach Volleyball situé à Ottawa. Il a été passeur pour l’Université du Manitoba et l’Université Ryerson. Il est actuellement l’entraîneur de l’équipe masculine 18U Fusion Ottawa.

Par Patrick Corriveau : Au volleyball, le passeur est souvent comparé à un quart-arrière au football. Ayant comme responsabilité de prendre toutes les décisions pour la distribution offensive, il n’y a aucune position sur l’équipe qui a plus d’influence sur le résultat de la partie que le passeur.

Avec toute cette responsabilité, les passeurs doivent s’assurer que leurs compétences techniques ne s’effondrent pas durant une partie, de façon à garder l’accent sur les tactiques. Il n’y a aucune formule secrète pour développer des compétences techniques supérieures. La seule façon pour un passeur d’être certain d’avoir une touche stable est de faire un grand nombre de répétitions tous les jours. En règle générale, je dis à mes passeurs qu’ils doivent faire un minimum de 500 touches par jour.

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Systèmes d’attaque propice au développement des joueurs

Jason Trepannier, Directeur technique, Ontario Volleyball Association. Natif d’Ottawa, Jason a commencé jeune à jouer au volley-ball. Il est diplômé en Économie de l’université Dalhousie à Halifax en Nouvelle-Écosse (1999). Membre de l’équipe canadienne de 1999 à 2000, il a remporté une médaille de bronze aux Jeux panaméricains à Winnipeg en 1999 et joué pour divers clubs professionnels en Europe de 1999 à 2006.

par Jason Trepannier  

Dans le cadre d’une conférence sur le volley-ball à laquelle j’assistais récemment, on a présenté un exposé sur un système d’attaque très peu connu : le 6-3. Je me suis rendu compte que ce système n’était pas présenté comme système d’attaque pour gagner le prochain tournoi, mais plutôt pour donner à de jeunes joueurs ce qu’ils n’ont pas encore acquis, de vastes compétences. Vous voyez, le 6-3 n’est pas un système très spécialisé; chaque joueur occupe diverses positions sur le terrain et apprend à utiliser toute une gamme de techniques. Ça me semble tout à fait indiqué pour les entraîneurs de nos équipes nationales qui sont constamment à la recherche de joueurs qui possèdent deux ou trois compétences extraordinaires et toute une série de compétences supérieures.

Je me suis demandé s’il existe une série de systèmes d’attaque progressifs que pourraient adopter les écoles ou les clubs tout au long du développement des joueurs. Il s’agirait d’une progression qui maximiserait non seulement le nombre de joueurs qui passent du club au niveau collégial ou universitaire, mais aussi le nombre de joutes que les équipes seniors ou 18 ans et moins pourraient gagner. Il n’existe probablement aucune formule idéale, mais du point de vue du développement de l’athlète, certains systèmes sont sûrement préférables à d’autres à chaque niveau. Pour mieux expliquer ce principe, j’ai choisi de décrire divers systèmes d’attaque,  de présenter leurs avantages et leurs désavantages, de faire une recommandation concernant le niveau scolaire ou groupe d’âge auquel il serait le mieux adapté, du point de vue de l’athlète.

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